Le cerveau hyper-masculin

image_cerveau_hyper_masculinEn 2002, Simon Baron-Cohen publie un article qui sera traduit en français en 2004 sous le titre « L’autisme : une forme extrême du cerveau masculin ? ».

Il s’appuie sur le principe d’une plus forte propension masculine à s’intéresser au « système mécanique » qu’aux mécanismes de l’échange social. (Une expérience montre par exemple que dès l’âge d’un an les garçons s’intéressent plus aux représentations de systèmes mécaniques qu’aux représentations de visages, et inversement pour les filles).

Simon Baron-Cohen parle de cerveau masculin plus apte à « systémiser » et de cerveau féminin plus apte à « empathiser » ; et sur la base d’un questionnaire lié soit à l’un soit à l’autre, a réalisé des tests dont il ressort que, dans le cas du syndrome d’Asperger, l’empathisation apparait comme défaillante alors que la systémisation semble au contraire plus développée.

C’est dans ce contexte qu’il parle de cerveau hypermasculin, et il explique que cette théorie vient concurrencer celle d’un faible niveau de cohérence centrale émise par Uta Frith en 1989 sur la base de leurs travaux communs.