En France, le droit au diagnostic des troubles du spectre de l’autisme (TSA) découle du droit général à la santé et de l’accès aux soins inscrits dans le Code de la santé publique (article L. 1110-5) ainsi que des informations sur son état de santé.
Médecin obligatoirement : Seul un docteur en médecine (psychiatre, pédopsychiatre ou neurologue) peut valider le diagnostic final. Un psychologue seul ne peut pas poser le diagnostic officiel requis par la MDPH, bien qu’il puisse réaliser des bilans préparatoires.
Voie publique / hospitalière : Via les Centres de Ressources Autisme (CRA — un par région) ou des centres de diagnostic à l’hôpital (délais souvent longs, de 18 mois à 4 ans).
Voie libérale : En consultant des professionnels spécialisés (neuropsychologues, psychiatres), avec une synthèse médicale obligatoire pour officialiser le parcours.
Le rôle du médecin traitant : Il peut initier le repérage, orienter vers des structures adaptées (PCO, CMP, CAMSP pour les enfants ; CMP ou psychiatre pour les adultes) ou vers le CRA.
Affection Longue Durée (ALD) : Un diagnostic officiel ou une prise en charge spécifique permet de demander l’accès à l’ALD pour le remboursement des soins liés au TSA.
Dossier MDPH : Il est possible de déposer un dossier auprès de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) pour obtenir des reconnaissances et des aides (AEEH, AAH, PCH, RQTH), parfois même en amont de la fin complète du diagnostic grâce à un certificat médical détaillé.
