Diagnostic du syndrome d’Asperger

image_stethoscopeLe syndrome d’Asperger est considéré comme se situant dans la partie haute du spectre des troubles autistiques, à la différence de l’autisme de Kanner, encore appelé autisme « classique ». La différence principale entre l’autisme de Kanner et le syndrome d’Asperger est l’absence de trouble du langage, ce qui facilite la prise en charge thérapeutique et éducative.

Au sein même de la partie haute du spectre autistique, il n’existe pas de consensus sur les critères qui distingueraient le syndrome d’Asperger de l’autisme de haut niveau, ni même sur la nécessité de distinguer autisme et syndrome d’Asperger. Dans un bon nombre de cas, il s’avère difficile de trancher entre l’autisme de haut niveau et le syndrome d’Asperger (ceci est par exemple le cas du conférencier et auteur de livres sur le syndrome d’Asperger, Stephen Shore). Les critères de distinction entre l’autisme de haut niveau et le syndrome d’Asperger pourraient être :

un asperger présente un QI verbal supérieur au QI performance, à l’inverse d’un autiste de haut niveau ;

un asperger souffrirait globalement moins de difficultés dans la vie quotidienne.

La prévalence des TED (troubles envahissants du développement) est d’après les estimations les plus récentes de 1 sur 160. Le syndrome d’Asperger représenterait entre 15 et 20% des TED. Pour des raisons toujours discutées, le taux de prévalence des TED a tendance à augmenter au fil du temps. Diverses hypothèses explicatives sont actuellement étudiées (dont la plus pertinente est l’élargissement des critères de diagnostic, mais peuvent aussi être considérés l’usage de pesticides, l’influence du taux de testostérone pendant la grossesse, la présence de traces de mercure, les vaccinations, etc…).

Le syndrome affecte plus de garçons que de filles, avec un ratio d’environ 8 contre 1. Simon Baron-Cohen soutient que le syndrome d’Asperger serait la manifestation d’un « cerveau hypermasculin », ce qui expliquerait la plus forte prévalence du syndrome d’Asperger chez les garçons. Des études récentes sur le taux de testostérone dans le sang de l’enfant à naître accréditent partiellement cette thèse.

Carol Gray et Tony Attwood ont récemment émis des critères de diagnostic, non reconnus officiellement, tenant compte des découvertes récentes.